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  • : Marie
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  • : 28/07/1906
  • : Sage folle, pince-qui-rit, auto-derisoire et souvent dans l'ancienne lune

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Mardi 10 avril 2007

        Pairs 
        Nos jours
        Repaire
        Nos murs de bois
        Répare
        Les nids sans toit
        Les nuits sans toi
        Reperd
        Repère
        Repars
        Reviens

         RESTE.





 

par Marie publié dans : Amphores recommander
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Vendredi 6 avril 2007

 

Ile de La Réunion - Une coulée de lave a traversé la route nationale ……………..

Un homme généreux au service de tous, ses enfants, sa famille, son travail, les amis innombrables. Un cœur d'or dit-on, de service à toute heure. La retraite bientôt, les voyages et les petits-enfants. Il ouvre sa portière, s'installe et boucle sa ceinture. Dans une heure il sera aux abords du chantier.

Un jeune papa embrasse son épouse, son bébé. Il se coiffe d'un casque, referme son blouson, enfourche sa moto. La voiture c'est pour Elle, Lui préfère sentir le vent et s'enivrer de vitesse. Dans dix minutes il prend son poste.

La route il la connaît, l'emprunte tous les jours.

Au carrefour il fonce,  ne marque pas le stop.
Ils ne demanderont plus jamais l'heure.

Leur réunion.

par Marie publié dans : de jour en jour recommander
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Mercredi 28 mars 2007

Un lapin m'a conté l'histoire d'une étoile à cœur percé retombée un matin dans le fond de son puits.

Il s'en allait quérir de l'eau pour ses carottes quand un coup de canon l'avait fait tressaillir.

Ce n'est pas le chasseur qui sortait l'arbalète, encore moins le deux-coups déchargé dans l'étui, non c’était un canon à bruit chassant les mouettes, les corbeaux, les oiseaux, tous venus pour gober les semis.

Oui mais voilà les oiseaux ne mangent pas la nuit, ils se nichent à la tombée du jour, alors pourquoi tonne t-il toutes les nuits ?

par Marie publié dans : de jour en jour recommander
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Lundi 26 mars 2007

26 mars 2007


J’ai croisé ce matin ma file coutumière, là où je n’étais pas, seule sur l’autre voie. Je regardais les conducteurs éblouis par le soleil en face et n’ai pas reconnu ceux qui me précèdent les autres jours.

Je rentre à la maison.

Le ciel est sans nuage, seul un oiseau d’acier griffe la maille et file.

 

 

Un nuage est passé souvenir de jeunesse
Un beau nuage blanc et ses frères en liesse
qui se sont rassemblés sans penser au demain

 


La journée finira en saignée de lumière sous le grand bistouri du jour tout épuisé.



NUA je chevaucherai l’espace et puis te rejoindrai.

par Marie publié dans : de jour en jour recommander
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Lundi 19 mars 2007

Tu m'avais entraînée, bien loin, aux Amériques, avec quelques jalons et poteaux indicateurs, un choucas au sommet. Et puis en criant gare, tu m'as abandonnée aux portes du Nevada …
On ne se débarrasse pas aussi facilement de moâ ! N'écoutant que ma jeunesse, je me suis penchée sur le lac tant décrit qu'il m'a fallu le voir de mes yeux de douteuse. C'est facile crois-moi, sauf que c'est en anglais. Qu'importe, la machine est prête à traduire, je veux ? yaka cliker. De bien jolies photos m'ont illustré ton propos. Avec des citations, traduites elles aussi, et là tout s'est gâté ! Je te livre tel quel, en souhaitant que tu veuilles bien m'expliquer ce que viennent faire les usines en un tel endroit ….
Et puis en réfléchissant et sachant que tu ne reviendras pas avant quarante jours lesquels devront passer, j'ai tout le temps qu'il faut pour re-traduire. Tu croyais me faire peur en me laissant seule dans le désert, c'est raté, je suis très occupée.
J'y pense, as-tu pris des chaussettes ? parce qu'aujourd'hui il neige et il fait deux degrés ….

 "Dans la distance moyenne là se repose sur la plaine de désert ce qui semble être une feuille large de métal poli, si égal et brillant est sa surface. C'est lac mono. Parfois les eaux reflètent les montagnes là-bas avec le distinctness étrange et impressionnent un en tant qu'étant d'une manière quelconque particulières, mais habituellement leur lueur et flash d'ondulation à la lumière du soleil comme les vagues des lacs ordinaires. Personne ne penseraient d'une vue éloignée que l'eau qui semble si le lumineux et l'attraction est en réalité si dense et alkaline qu'elle causerait rapidement à la mort d'un voyageur qui ne pourrait trouver aucun autre avec lequel pour éteindre sa soif."

"L'Israel C. Russell
Histoire quaternaire de la vallée mono, 1889"

"UNE COMMUNAUTÉ RICHE"

"Le lac mono et sa ligne de partage environnante entourent une région unique en Californie. Sagebrush, pins de Jeffrey, volcans, tuf domine, des mouettes, grebes, crevette de saumure, l'alcali vole, les jets d'eau douce, et les eaux alkalines comportent un monde peu probable à la transition entre la sierra montagnes de Nevada et le grand désert de bassin. L'antilope de Pronghorn frôlent dans les collines de corps tandis que les marmottes jaune-gonflées se dorent en haute sierra le soleil d'été. Les grands crapauds de spadefoot de bassin remplissent air de soirée de choeur sans fin de coasser tandis que chasse à Nighthawks pour des insectes au crépuscule de effacement. Les trillions de la crevette de saumure mangent et joignent sous les eaux saumâtres du lac mono pendant que les phalaropes de Wilson se régalent de l'alcali vole en vue de leur vol direct vers l'Amérique du Sud. Embrassant 14 zones écologiques différentes, plus de 1000 espèces d'usine, et approximativement 400 ont enregistré des espèces vertébrées dans sa ligne de partage, le lac mono et son bassin environnant entourent une de régions normales de la Californie les plus riches."

"Emboîtement de pluvier de Milou sur le rivage est

Nous ne devrions sciemment permettre à aucune espèces ou course d'aller éteinte. Et nous laisser vont au delà de la seule récupération commencer la restauration des environnements normaux, afin d'agrandir les populations sauvages et étancher saigner de la richesse biologique. Il ne peut y avoir aucun but plus inspirant que pour commencer l'âge de la restauration, reweaving la diversité merveilleuse de la vie qui nous entoure toujours.
- E.O. Wilson"

ce n'est pas banal les traductions toutes faites, c'est sûr y a du travail !

par Marie recommander
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Mercredi 14 mars 2007

Puisque c'est demandé si gentiment, je mets en ligne. Seulement à cette heure-ci, en raison de deux contretemps, le second ayant été programmé de longue date …
J'ai trouvé ce questionnaire (avec des réponses) je le reproduis ici avec les miennes, vite, tout en modifiant ou complétant les phrases d'hier soir.

 

Ecriture automatique

 

Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :
Par pitié, arrêtez-la ! dit Langdon. Mais elle enchaîna, aiguillonnant à plaisir les

 

Sans vérifier, quelle heure est-il ?  20h16 / 14h32

 

Vérifiez.  20h17 / 14h29

 

Que portez-vous ? de bas en haut : escarpins noirs, pantalon noir, bas de contentation noirs avec des V à l'arrière, tee shirt orange encolure en V – blouson zippé jersey noir – collier acier / changement de couleur noir – fuschia - fuschia

 

Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ? le billet de  BienHeureux

 

Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ? le lave-vaisselle / un chalumeau et un marteau- piqueur

 

Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait ? les courses / de la marche à pied depuis le parking jusqu'à la clinique.

 

Avez-vous rêvé cette nuit ?          oui, je ne trouvais plus mes clés et c'est le chat qui se chargeait d'ouvrir la porte …

 

Quand avez-vous ri la dernière fois ? il y a dix jours

 

Qu'y a t'il sur les murs de la pièce où vous êtes ? papier peint, pendule, calendrier, photo de phare, mots de passe et plein de photos des enfants – rectificatif  des rayonnages avec des centaines de dossiers suspendus.

 

Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ? une entreprise

 

Quel est le dernier film que vous ayez vu ? je suppose qu'il s'agit au cinéma, alors "la vache et le prisonnier" – non, "les Morfalous" en 84 et depuis "Da Vinci Code" en avant-première l'an dernier.

 

Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ? un nuage vert

 

Que pensez-vous de ce questionnaire ? marrant puisque j’y répond

 

Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore : Je ne me maquille pas, juste un peu de rouge pour ne pas avoir l’air maladif

 

Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ? Claire

 

Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ? j'en ai deux

 

Avez-vous déjà pensé vivre à l'étranger ? non mais maintenant que vous m'y faites penser …

 

Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ? bonjour, c'est seulement maintenant que tu arrives, d'habitude tu n'es jamais en retard …

 

Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ? sa forme

 

Aimez-vous danser ? ça dépend avec qui

 

Georges Bush ? c’est quoi la question ?

 

Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ? la pub pour le contrat de dépannage / l'heure

 

Les macarons sont brûlés, je dois attendre la prochaine fournée.

 

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Lundi 5 mars 2007

 

Etait-il nécessaire de me faire préciser ?
Lorsque l'écrit est
Je – l'envers du jeu
Marelle à cloche-pied c'est le ciel et l'enfer, c'est choisir d'y aller ou bien se retirer.
Saute-mouton, en s'appuyant sur l'Autre pour passer par-dessus et toujours avancer.
Poker menteur et cartes biseautées, tu as retiré la blanche du paquet.
Tu
Tuer et taire, quelle soit verte ou bien orange,
la main prend mots pour cible et vient les effacer dans le sable ridé.
Il

Quand le Robinson de l'Histoire a trouvé Vendredi pour vouloir échapper.

Nous resterons ensemble - toi, elle et moi - reliés à cette histoire unique.
Conjugaisons plurielles, l'Ecriture devient nourritures gourmandes.
Mais, car il y a un mais, qu'il soit rose, bleu ou gris, le ciel est sur nos têtes, se fait aider du vent, disperse les pensées. Brise, ponant ou mistral, le vent déplace aussi les nuées. C'est le foehn qui rend fou, pas les bras des moulins.

 

 

Nua-je revenus se dissiperont dans l'éther.
Tu croyais m'affoler ? c'était vite oublier que je suis une reine à qui un seul manant ne fait pas vraiment peur …
 

par Marie publié dans : Amphores recommander
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Vendredi 2 mars 2007

 

Quand l'écriture est jeu
marelle, saute-mouton, poker désargenté
Quand l'écriture est tue
comme un cri étranglé
Quand l'écriture est isle
en espoir de l'été,
Quand l'écriture est noue
la cravate serrée
Quand l'écriture se voue
à l'esprit aiguisé
Quand l'écriture est îles
archipels d'idées

Les pronoms réunis c'est Nua révélé.
 

 

N U A

Nua est un camée finement ciselé
Nua est un cadeau de sel rose et doré
Nua est une clé à reconstituer
Nua est une coque à noyau éventré
une lettre épinglée.

 Nua dédaigne le succès, il refuse la gloire,
n'a que faire des honneurs et il veut être aimé.
Nua caresse le jaguar
pour mieux s'en détacher.

 Nua m'a adoptée et c'est notre secret.


par Marie publié dans : Amphores recommander
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Jeudi 1 mars 2007

Vous pardonnerez , j'espère, l'audace qui me conduit à vous écrire ainsi.
Nous ne nous connaissons pas. Je sais maintenant votre existence par une pratique du futur, une interprète de talent venue de Prague en France en 1992 et 1993. Le cheminement est un peu compliqué et je ne me hasarderai pas sur ces chemins montants, sablonneux, malaisés.
 J'ai lu-dire que vous étiez homme à trouver un épanouissement dans la perpétuation des us, je vous rejoins en cela. Les bonnes manières se dissolvent dans une agitation dont l'accélération conduira à notre perte .
Maintenons la politesse, la courtoisie, prenons le temps au temps pour qu'il nous laisse vivre.

 

 

Je confie cette première missive à un voltigeur de confiance – le colombier est déserté – le relais de poste se trouve à huit lieues de ma citadelle, les attelages sont défaillants et je ne monte plus depuis longtemps.
J'aurais pu engager une visite de politesse, ce n'est pas convenable, je m'abstiendrai donc et je confie, telle une bouteille à la mer, le message présent à mon dévoué secrétaire.

 

 

Pour vous tranquilliser, je ne suis pas veuve, pas jeune non plus, la jeunesse est si folle et m'entoure souvent.
J'ai la chance d'avoir encore mes vieux parents et surtout d'avoir goûté la mirabelle de celui qu'on a appelé l'un des "Père de l'Europe" – en privé à Scy.
Existe-t-il encore ce village paisible ?

 

 

Il n'est point de réponse qui soit attendue.
Portez-vous bien, Monsieur, le printemps se prépare.

 

 

M

 

 

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Mardi 20 février 2007

... m'écoute jamais ! comme un écho qui répète jamais, jamais, mais.

 

 

Comme je te l'ai dit, nous nous somme installés dans le creux du sable, au pied de la dune, face à l'océan, abrités du vent.

 

 

Quand Esprit s'est mis à parler, un tourbillon est passé au-dessus de nos têtes. C'est l'air marin qui est venu nous suffoquer. Alors nous nous sommes réfugiés derrière la maison sculptée formant un rempart de protection, nous avons changé de place et c'est en face de moi qu'il a pris sa nouvelle posture de sculpteur égyptien.

 

 


Comment il était habillé ? est-ce donc si important ? tu sais je ne fais pas très attention à ces détails ! Oui je me les rappelle, il portait une chemise à reflets nacrés sur une espèce de caleçon en maille trilobée,  brillante comme celle des bas nylon. Pressentant que ce serait long, pour le protéger du vent du large, j'ai sorti de mon sac la couverture de survie, si légère qu'on pourrait croire qu'elle ne sert à rien. Emballé dans son drap d'or il ressemblait à une statue d'un nyakashipou.

 

 

Ses cheveux bruns, souples, mi-longs, formaient autour de sa tête un casque qui lui cachait un oeil de temps en temps. Cela ne semblait pas le déranger apparemment, puisque  pas une seule fois il a remonté les mèches.
J'ai posé des questions, ce qui l'a agacé, j'ai bien vu son regard, alors j'ai pris la bouteille vide contre moi, j'ai penché la tête et à partir de ce moment là, il a prononcé des mots tellement embrouillés que je n'ai rien compris ! je ne sais pas si j'arriverai à les répéter, ça donnait à peu près ceci :

ws ufioesi ixboss dsydic dsek sedpsifose saoedsido si ysewxoksy sets dxoyeuse et puis ses yeux se sont agrandis, presque aussi grands que son visage, sa bouche a disparu, il s'est pulvérisé dans l'air, pfffutt et je me suis sentie fatiguée, fatiguée ...

par Marie publié dans : marie-et-cie recommander
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