... m'écoute jamais ! comme un écho qui répète jamais, jamais, mais.
Comme je te l'ai dit, nous nous somme installés dans le creux du sable, au pied de la dune, face à l'océan, abrités du vent.
Quand Esprit s'est mis à parler, un tourbillon est passé au-dessus de nos têtes. C'est l'air marin qui est venu nous suffoquer. Alors nous nous sommes réfugiés derrière la maison sculptée formant un rempart de protection, nous avons changé de place et c'est en face de moi qu'il a pris sa nouvelle posture de sculpteur égyptien.

Comment il était habillé ? est-ce donc si important ? tu sais je ne fais pas très attention à ces détails ! Oui je me les rappelle, il portait une chemise à reflets nacrés sur une espèce de caleçon en maille trilobée, brillante comme celle des bas nylon. Pressentant que ce serait long, pour le protéger du vent du large, j'ai sorti de mon sac la couverture de survie, si légère qu'on pourrait croire qu'elle ne sert à rien. Emballé dans son drap d'or il ressemblait à une statue d'un nyakashipou.
Ses cheveux bruns, souples, mi-longs, formaient autour de sa tête un casque qui lui cachait un oeil de temps en temps. Cela ne semblait pas le déranger apparemment, puisque pas une seule fois il a remonté les mèches.
J'ai posé des questions, ce qui l'a agacé, j'ai bien vu son regard, alors j'ai pris la bouteille vide contre moi, j'ai penché la tête et à partir de ce moment là, il a prononcé des mots tellement embrouillés que je n'ai rien compris ! je ne sais pas si j'arriverai à les répéter, ça donnait à peu près ceci :
ws ufioesi ixboss dsydic dsek sedpsifose saoedsido si ysewxoksy sets dxoyeuse et puis ses yeux se sont agrandis, presque aussi grands que son visage, sa bouche a disparu, il s'est pulvérisé dans l'air, pfffutt et je me suis sentie fatiguée, fatiguée ...

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