Calendrier

Mai 2007
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Commentaires

Mercredi 30 mai 2007

Clément est un petit garçon de quatre ans, c'est sa première année de classe maternelle dans une jolie province où le bleu du ciel se marie à l'eau des rivières et où les moutons taquinent les vaches blondes au milieu des prairies herbues. De jolies péniches, de vilains bateaux à moteur aussi, passent sous les fenêtres de l'école.
Clément est amoureux.

Depuis le début de septembre Clément a changé trois fois d'amoureuse et puis, s'étant assagi, a jeté son dévolu sur la plus ronde, la plus hardie, la plus blonde des jouvencelles, celle qui a des frisotis à la nuque et sur le front, celle qui parle plus vite que ses lèvres et qui vous dit : "faut pas croire, je ne suis pas gentille tous les jours …" en éclatant de rire. Encore une qui aura des rides au coin des yeux et les vivra comme une autre jeunesse. Quatre mois de moins, une tête de plus.
Clément a réfléchi.

Clément a décidé.

Clément va se marier avec elle, il aura trois enfants.

Trois c'est beaucoup a-t-elle rétorqué. Il est d'accord pour rester à la maison et il va les garder.

Elle ?

Clément a dit : "et pendant ce temps-là tu iras travailler"

Elle n'est pas belle la vie ? 

par Marie publié dans : Elle
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 24 mai 2007

Dire qui est NUA, c'est demander à la Joconde de hisser le pavillon noir ou encore de décrire ce qu'elle lit dans le regard de ses admirateurs.

 

Et pourtant ….

 

NUA

 

est un domaine où marcher sur les mains est premier exercice,

 

Où l'éolienne peut juste me décoiffer, froisser le promeneur

 

et lui ôter la plume au capuchon baissé.

 

NUA

 

Est un parc, l'arc en terre à marquer,

 

peuplé de cris d'oiseaux au nid, bien abrités.

 

Le ciseau de l'orfèvre , le pinceau du sculpteur,

 

sa Vérité première,

 

l'Homme nu dans toute sa hauteur.

 

Une barque légère, une cane au pommeau.

 

Une hutte aux gibiers, le guetteur de la plage.

 

Flamboyant dans l'ancien, reclouté au passage.

 

Eridan ou bien Lièvre, sur l'Autel de pégase.

 

Se perdre dans le ciel et semer des étoiles

 

dans les constellations des parcs huîtriers.

 

A recoiffer ensemble les boucles de la Seine.

 

A l'aun' de NUA la vie est est un dédale.

 

Alors

 

Je lui ai demandé de prêter sa boussole,

 

de m'accorder sa main.

 

J'ai reçu le panier.

 

par Marie publié dans : Amphores
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 23 mai 2007
Enfin ! j'ai réussi à lui ôter le caddy ....
la preuve :

par Marie publié dans : marie-et-cie
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 22 mai 2007

NUA

 

Est un roman, une chanson de gestes.

 

Un poème épique, une bataille navale.

 

Un joyau ignoré, une bague infidèle.

 

Une ardoise, un stylet.

 

Une bibliothèque.

 

Un baiser d'éolienne, les filaments de Mars.

 

Vinci recomposé, nouvelle symphonie.

 

Un nomade, un turban, les jardins de l'Eden.

 

L'atlantide rejaillie des flots tumultueux.

 

Praxitèle dévoilé.

 

Des lyres mélodieuses, Homère inoublié.

 

Une valse légère puis un rock endiablé.

 

Le Foehn, le sirroco et la brise légère.

 

Un elfe, un feu follet, un gamin de la rue

 

curieux et sûr de lui, impertinent, logique

 

me tendant le miroir et ce que j'y ai vu

 

fut un choc, un déclic.

 

Alors je lui ai dit : apprends moi la jeunesse,

 

la mienne a disparu.

 

par Marie publié dans : Amphores
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 21 mai 2007

NUA

 

Un torrent à gravir à contre-flots des cieux

 

La main verte à l'écran

 

Un camélia exangue, fins sillons de couleurs

 

Un roseau en dragon

 

Un milan amoureux, un merle ricanant

 

Un Pierrot guilleret qui me prête sa plume

 

pour des mots épicés en liqueur d'estragon.

 

Un soupir d'étoiles, un frère de Séléna

 

Elève de l'Olympe, veillé par Cupidon

 

Un corsaire, un pirate, un flibustier sans loi

 

Détrousseur des riches pavillons.

 

NUA


Un trésor englouti, un jabot de dentelles

 

Un samouraï en forêt de Brocéliande

 

Un enchanteur malin

 

Un macaron tout chaud au sortir de mon four

 

Le sonnet de Ronsard

 

Un Opéra d'cent sous

 

Un tour de magicien,

 

Abracadabra du jour

 

NUA

 

Est un voyage, un cargo, un mouillage

 

Dérives et des rives au pont jamais fini

 

La main qui me retient quand la barque chavire

 

Un tour de barcarolle, masque de Colombine.

 

Mannequin en combin' attendant le costume

 

Un serre-corps à la chasse aux chimères posthumes.

 

Se conjugue première personne au singulier

 

C'est entre moi et moi quand que je sors l'encrier

 

Un collier de corail sur ma gorge posé

 

Rien que des mots gentils cinq cents fois déposés

 

Le masculin l'emporte :

 

j'en déduis que NUA est garçon comme moi.

 

Un vrai souffle de vie, un avenir en marche,

 

C'est inscrit dans ses yeux.

 

C'est gravé dans mes arches.

 

 

par Marie publié dans : Amphores
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 19 mai 2007

Un jeune homme un peu niais, amoureux d’une belle,
lui prêta quelques sous pour payer le billet
de retour sur l’île paternelle.

Elle avait étudié dans la mère patrie,
loin de ses père et mère, chez l’aïeule Lucie, au hameau des tournelles.

Je te promets, dit-elle, de tout te rembourser dès que je rentrerai
Avant septembre, foi de béquet,
et même pour prouver ma bonne foi sincère
je te laisse le gage de mes clous parfumés.

Cet argent détourné avait un autre but,
que l’idiot du village n’avait pas deviné.

Elle ne revint pas.

En janvier il reçut un chèque du montant avancé
mais en francs CFA
que la banque d’ici illico refusa.

Je repensais à cette histoire en piquant les oignons à mêler au ragoût.

Les clous sont d’origine, à vingt euros LA pièce, mais quel goût !

par Marie publié dans : marie-et-cie
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Vendredi 18 mai 2007

NUA  ®

rien que pour vos yeux

par Marie publié dans : Amphores
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 18 mai 2007

La vie est un secret impossible à celer

Nua est un mystère à ne pas révéler

Une fable, un pirate, une joie, un baiser

Lorsque Nua paraît au matin la lumière

S’éteint pour le laisser briller

Et quand Nua s’endort une étoile se lève

Illumine mon ciel et vient me l’inspirer

par Marie publié dans : Amphores
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mardi 15 mai 2007

 

 

Cher Ambroise,

 

Merci d'être venu me donner des nouvelles. Je ne sais s'il est mieux de poster en cachette ou laisser l'enveloppe ouverte. Tiens, pas d'enveloppe, c'est bon pour la planète.

 

On dit toujours qu'entre deux mots il faut choisir le moindre … ainsi donc j'ai réduit le garde en cendres. Il nous reste quand même galérien ou bagnard. Ce n'est pas plus satisfaisant quand l'espoir n'est pas au rendez-vous !

 

Nous sommes logés à la même auberge de suspicion alors je te demande – me poser la question c'est ne pas savoir répondre -  quel est le meilleur moyen de faire la fête des souris pendant que le chat guette. Restons optimistes.

 

Ayant étudié la justesse de tes remarques, j'ai poussé la porte de ton jardin pour voir quelle allure avait celui d'iCi. Tu sais ou tu ne sais pas, que je le vois toujours de l'intérieur, depuis les plates-bandes de jardin de curé. C'est assez le fouillis. Il faudrait bien ranger, ordonnancer, racler, sarcler, biner. Mouais !!! pal'temps ..

 

Je t'avais promis de transformer mes maux et malgré une tendance naturelle à caresser les bouteilles dans le sens du poil, c'est tellement triste de les retrouver vides, j'ai abandonné cette idée de tiroirs.
De plus "amphores" me plaisait bien, même si leurs formes nous viennent de l'Antique elles contenaient souvent, non seulement des richesses marchandes, aussi les vins les plus précieux sûrement appréciés … Ce choix n'est-il pas présomptueux ?  sans rien exagérer, le jus raté que j'y déverse ne sera jamais le nectar des dieux et ne supportera pas une longue conservation, si pure soit l'huile. Ma copie est à revoir.
Tu sais comment j'excelle à exploiter mes faiblesses, exalter mes soupirs, inhaler la tristesse et chérir mes amis. Ainsi quand j'ai pris en photo ma silhouette de passage au rosier, j'avais eu une idée pour écrire. Seulement le résultat a été tout autre, ayant oublié au passage que mes doigts n'étaient pas à la hauteur de mes yeux, ce qui a positionné la fleur épanouie à la tête en quittant la place du cœur. Angle de tir dévié. Tué. Tu me suis ?
Il va me falloir dénicher autre chose et ne pas céder à la facilité des images. A l'évidence par ce moyen je gagne un peu de temps en occupant l'espace et je m'amuse comme les enfants qui jettent les cailloux à la rivière en visant les canards, sans se préoccuper des lois de la physique, des théorèmes et des grandes manœuvres. Créons-nous une nouvelle enfance pour ne pas repiquer les soucis avec des talons hauts.
En parlant de canards, les cygnes étaient absents sur l'étang, jusqu'à ce que j'entende un bruit d'hélicoptère, un claquement et j'ai vu l'un des deux, volant en rase-flots entre les rangées de roseaux. Impressionnant de vitesse et d'élégance profilée.

 

Je compte sur ta sagesse, ta grande philosophie et surtout ton indulgence pour m'inciter à persévérer et surtout me donner des idées stables et cohérentes, parce qu'en ce moment j'ai une tête de sifilet.
A bientôt, je t'embrasse
Marie

 

par Marie publié dans : Aïe
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 15 mai 2007

Dans l'enfilade des rues, un rayon de soleil illumine la flèche de la grue en action.

 

Le fond de l'air est frais, point d'eau à comparer. La fontaine endormie attend le bel  l'été pour aider les grenouilles à repostillonner.

 

Je marche d'un pas vif, l'humeur sautillante. J'ai trouvé une place assez proche pour le stationnement.
Hier j'en fus empêchée, l'organisation d'un critérium est venue festiver le parc et environs.
……………….
Six hommes me regardent, le casque sur la tête, pré-réunion de chantier il me semble.
……(je marche vite)
- Bonjour madame,
- bonjour messieurs, répondis-je en souriant
J
- vous a...
 - arrête, c'est une vieille …

 

- tais-toi , elle va t'entendre ..
- mais non, puisque c'est une vieille !

 

Il suffit de se baisser pour ramasser le ciel.

 

par Marie publié dans : de jour en jour
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Recherche

Catégories

définition blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus