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Commentaires

Jeudi 30 août 2007


OUI, mais quoi ?


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par Marie publié dans : de jour en jour
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Mercredi 29 août 2007

……

Vu de dessus, l’accessoire vestimentaire n’a pas de sens, au sens de pose.    
Ceci est vrai quand il est neuf, parfaitement rond – sauf exception – parce qu’en y regardant bien, le reflet est différent suivant l’orientation. Le porteur de béret lui donne un sens, place son couvre-chef au millimètre près, question d’habitude et le béret de Pierre n’est pas celui de Paul. Quant à Jacques, il porte un canotier. Comment je le sais ? Je le sais. Et même sous la torture je ne trahirai pas le secret des porteurs de béret.

Ainsi l’expression employée « c’est comme un béret, ça n’a pas de sens » perd donc sa véracité. Cela se vérifie aussi avec les mots, qu’ils soient ronds, carrés ou pointus.  
Déplacés, emmêlés, décortiqués, roulés en boule dans tes poches, lissés du dos de la main, triturés par l’anxiété, quels que soient les mots employés, je reconnaîtrai ton béret.

Ma démonstration n’a pas de sens.

par Marie publié dans : de jour en jour
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Mardi 28 août 2007

Tu as donné un cœur au ventre de poupée
Habillé de chiffons et  riche d’espérance,
Tes pas sur les tessons en roseaux découpés :
Laisse couler le sang de la plante foulée.

par Marie publié dans : Amphores
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Dimanche 26 août 2007

Vagabondages …

Et puis des mots qui viennent

Côté Jardins
Heure Bleue
Enluminures
Lettrines
Heures Riches
Itinéraires
Constellations
Abondance
Archipels
Fresques
Tanaïs
Ecumes
Rivages

enfin, à droite, pour ceux qui m'accordent leur présence.

 

par Marie publié dans : de jour en jour
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Mercredi 22 août 2007

Le ciel a mis sa Remington en marche.
Il frappe, frappe, frappe.

Au rythme effréné d’un batteur exotique, frappe les mots
dégoulinants sur le Securit tatoué, timbré, griffé.

Retour chariot, retour, retour, retour.
Lancinant va-et-vient dégageant la lecture.

Une lentille d’eau reste ventousée, nargue le balai.
Quel vent l’a poussé à cet endroit ?

 

Et puis je ne comprends pas.

Qu’ai-je à faire de ces mots qui se refusent, qui fuient ?

Au fur et à mesure qu’ils franchissent le portillon, ils s’effacent. Laissent la place à d’autres qui partent encore plus vite.

A qui dire mes sentiments, à qui donner ma chance et vider les tiroirs ?

Qu’ai-je à faire de cette eau qui gonfle les rivières ?

J’attends un mot qui ne vient pas.

par Marie publié dans : de jour en jour
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Mercredi 22 août 2007

Ou rétablir la vérité

Marie au sortir du bain froid …

IMG983.jpg

par Marie publié dans : Amphores
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Dimanche 19 août 2007

Notre commande est prise à partir d’un boîtier et mon amie tend le poignet pour la signature électronique, c’est aussi simple que cela.

L’œil du maître a repéré le vide désespérant de nos verres et nous sommes livrées,
elle d’un coffret de gambas cuits à la vapeur et ravioles brunes comme des poulpes
et pour moi un pain large et blanc, comme un béret de chasseur alpin, rempli de
poulet mariné sauce piquante, petits légumes et quand je dis petits, c’est cinq
millimètres au cube …

Délicieux, mais j’ai calé au milieu de la casquette. Dessert ? Non, dank U wel !

C’est bien réjouissant de se pavaner sous les cristaux, mais si nous voulons encore
profiter des installations, c’est le moment, nous devons être rentrées à 14h30 [ce
n’est pas encore le minuit de Cendrillon, mais ça viendra].

A vrai dire je me sens un peu fatiguée aussi notre dernier bain aura lieu dans la
piscine Luxe Binnenbad au plafond bleu de nuit et sa constellation, non, la Voie
Lactée. Fermer les yeux et les rouvrir sur le ciel. Quand la pensée sera un moyen
de locomotion fiable, ce sera plus rapide que la vitesse de la lumière.
Je te rejoindrai.

Ouh ouh ! c’est l’heure … quelle heure ? ah oui, l’HEURE .

Sortir de l’eau, dernière douche parfumée, passage au comptoir des senteurs,
onction d’huile, lait corporel, pour sentir bon, se sentir bien. Vestiaire.
Sanitaires : le seul endroit comportant des miroirs et des sèche-cheveux.
Même pas frippées.

Direction la caisse.

Une autre jeune femme prend nos bracelets, effectue un bref passage des puces
devant un écran et le ticket de caisse sort. Sourire de satisfaction.

IMG1187.jpg























 

 

Marie, c’est le moment de vérité, présente ta Visa.

Alors là, je dis bravo, enfin un temple où la femme a tous les pouvoirs, même
celui de payer comme elle en a envie.

Merci ma Puce.

par Marie publié dans : Amphores
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Vendredi 17 août 2007

La faim, rien de tel pour commencer une pause. Nous nous dirigeons d’un pas ferme vers la salle de restaurant.

Enroulée dans le drap, quelque peu humide quand même et revêtue de mon peignoir XXL à la ceinture fermement nouée, je m’installe dans un cabriolet matelassé, style anglais qui me fait penser au corps d’un bodybuilder avec ses tablettes de chocolat, deux accoudoirs juste bien inclinés pour un laisser-aller de nonchalance. Pas dans mes goûts mais confortable.

- Un apéritif, mesdames ?
Un bref coup d’œil au serveur, choisi très certainement pour plaire et inciter à la consommation nous provoque un large sourire.

- Deux Xérès medium  s’il vous plaît, pouvons-nous passer commande du repas en même temps ?

- Rein problem  [chacun remarquera l’absence d’accentuation]

Après les politesses d’usage et même quelques exagérations verbales, les verres sont devant nous.

Santé. Heurt du cristal au tintement joyeux, je porte un toast muet à la santé de mes amis virtuels, s’ils me voyaient à ce moment ….

Subitement je réalise que nous sommes dans un restaurant chic, ambiance feutrée, lumière douce, serveurs (pas de serveuses) tirés à quatre épingles alors que nous sommes reçues dans des tenues qui sont plus que négligées, ébouriffées – comme les chiennes sorties de l’eau avant qu’elles ne s’ébrouent – en savates, sans maquillage ni signe extérieur de richesse ; que l’on soit propriétaire ou locataire de l’éponge.
Oserions-nous nous conduire ainsi en d’autres circonstances ?
Je pense que nous avons atteint à ce moment le point culminant de la sublime volupté – pour les plus de quarante, cela va sans dire ….

Nous sommes des reines en guenilles et le temps n’a plus cours. Je savoure. Je me sens BIEN.IMG1041.jpg

par Marie publié dans : Amphores
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Vendredi 17 août 2007

Vite, échappons aux murènes …

Tout est attirant. Quel sauna choisir ? allons-y pour celui aux épices. Mettre un peu de piment dans le quotidien ne peut que faire du bien, parce que demain est un autre jour. Marie, pense à autre chose.

Je ne trouve pas grand intérêt à passer par la case senteurs, c’est le chaud qui domine et l’air extérieur me ferait le plus grand bien !

Qu’à cela ne tienne, nous traversons  un mur de végétation et le soleil timide nous fait un clin d’œil.

Tout droit dans la piscine à ciel ouvert, eau à 38°, c’est indiqué sur le panneau. Je patauge au lieu de nager, j’ai trop de pensées en tête, d’ailleurs j’ai l’impression de n’avoir qu’une tête comme un ballon-sonde.

Un petit café me ferait du bien, et toi ?

Le temps s’est arrêté, je me sens dans un autre monde où la vitesse n’a pas sa place. Comme dans un film projeté au ralenti.

Nous nous arrachons de la banquette en moleskine et nous déambulons dans les jardins pour arriver au sauna finlandais, prisé par les Finnois si j’en crois la réclame.

Alors là, pas d’hésitation, c’est impératif de déposer les lunettes au vestiaire qui consiste en des étagères de chaque côté de la porte.  Aïe, je heurte le rondin du bout du pied, pourvu que mon orteil ne soit pas cassé ! On a beau être bête, ça fait mal quand même est ma pensée immédiate. Ici on ne rigole plus. Je choisis la place du bas, celle où normalement chacun pose les pieds en restant assis et comme nous sommes seules, je m’allonge complètement sur le drap, si je dois mourir ici, autant que ce soit avec élégance. J’ai une vue sur la dune et les sapins, paysage qui doit être magnifique l’hiver !

Dans l’incapacité totale à estimer le temps passé, ça me paraît de plus en plus chaud et, ruisselante, le cœur à cent nonante degrés, je décide de sortir. NON pas de douche froide, même si le seau de fer galvanisé nous fais signe au bout de sa chaînette, mon amie ira seule, sous le regard admiratif des momies allongées sur les transats en face.

Nous franchissons des jardins méditerranéens pour pénétrer dans un enclos séparé par un rideau de douche fraîche. La piscine est généreusement habitée, ce sont les eaux de la mer Morte dont la réputation est à la hauteur de la réalité. J’ai beaucoup de mal à rester sur le dos, mon corps a tendance à rouler et pour ne pas dériver, je coince la nuque sur le rebord ourlé de la margelle. Les picotements annoncés ne se sont pas produits : pas d’écorchure, pas de coupure. L’eau est particulièrement douce au toucher, presque grasse naturellement.

Sortie obligée et nécessaire par la cascade pour ôter le maximum de sel avant le séchage de la peau et l’eau attirant l’eau, un jacuzzi se libère de ses quatre occupantes. Nous grimpons dans le baquet aussi élégant qu’un tonneau cerclé et comme personne ne nous rejoint, je dis sans réfléchir une seconde et à voix haute : « c’est le bac à dessaler les morues » tant pis si c’est inélégant, j’explique le double sens. Ce sera notre deuxième fou-rire.

Le borée n’étant pas mon préféré, nous décidons de regagner l’intérieur, vers le quartier tropical.

Le soleil pénètre par la verrière au travers des plantes pour iriser le fond suivant la fantaisie des branches. Les mosaïques scintillent comme les écailles d’un banc de maquereaux (Fort-Mahon 1947). Encore une piscine de plaisir. G. vire à la dauphine et ondule sans clapot. Si Vivien voyait ça, il reprendrait son radeau tout de suite …

Deux vasques de part et d’autre de l’escalier accueillent quelques femmes bavardes. Nous allons essayer mais ça ne m’inspire pas trop confiance, pas de point d’appui, aucune barre de relevage et une cuve en plastique, je pense que ça va glisser. Pour plaisanter j’annonce que je ne veux pas entrer dans le court-bouillon, c’était un court-bouillon ! à cinquante degrés, je ne tiens pas trente secondes ….

Vite, retour aux tropiques pour apaiser ma peau.

Il fait faim ….

par Marie publié dans : Amphores
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Jeudi 16 août 2007

A la poursuite de Temple et Puce - 5

Le ticket ? Bien sûr que je l’ai pris, qui pourrait oublier 30% ? 

Nous avançons lentement devant le comptoir d’accueil. Une accorte jeune femme écoute patiemment, tapote sur son clavier, discute, le sourire épinglé aux lèvres discrètement carminées et fournit à qui l’attend un magnifique bracelet de piscine avec, non seulement avec un numéro, mais aussi une pastille magnétique. Le sésame de la baigneuse organisée et prudente. J’observe que tous ne sont pas de même couleur, un assortiment de l’arc-en-ciel.

Cela semble un peu long. Quelques dames se font remettre une paire de sandales, un peignoir blanc et gris, comme sur le dépliant, une serviette éponge d’un blanc éclatant mais plate de trop de passages en laverie, je soupçonne d’être un tantinet râpeuse.

Enfin, j’y suis. Deux bracelets, je reçois l’orange et mon amie le mauve – j’ignore alors pourquoi – comme je ne comprends pas la question, c’est mon amie qui répond à ma place, l’hôtesse tape deux fois mon nom, je dépose une signature et l’affaire est faite, direction vers le vestiaire. J’y vais d’un pas assuré de celle qui a fait ça toute sa vie !

Il ne faut que peu de temps pour nous déloquer. Nous enfilons les peignoirs, elle en rose et moi en bleu gauloise - ce qui s’assorti avec nos bijoux de caoutchouc - et nous déposons nos précieux bagages dans les casiers bien alignés comme dans les récentes consignes de gare.

Machinalement je regarde l’heure : 102  suis-je distraite c’est mon numéro …. Et toi, tu as quelle heure ? 49. Tout ceci commence dans un éclat de rire.

Maintenant attaquons les choses sérieuses. Cette fois c’est  moi qui suis pour aller déposer nos derniers voiles aux patères dispersées ...

Whaou !!!  c’est magnifique. Des chromes, des céramiques qui étincellent sous l’éclairage savamment diffusé. Le tout dans une douce ambiance sonore lounge ou sophrologie, pour cette dernière je ne suis pas sûre que le terme soit le bon.

Je cherche un emplacement pour poser mes lunettes avant de recevoir les flots jaillis du mur et j’aborde au jugé les vasques remplies de cristaux, de paillettes de savon parfumé, des sels aux couleurs assorties. A distance les odeurs se mélangent un peu et je dois plonger mon nez dans chacun des bocaux pour finalement retenir la violette. Le choix est fait, ce sera violette, la plus naturelle.

Ruisselantes, nous nous dirigeons vers la piscine. Calme et volupté. Où sont donc passées toutes celles entrées avant nous ? Je descends majestueusement les quatre marches, je dis majestueusement mais en fait j’ai peur de glisser,  j’effleure au passage la statue – mon habitude de toucher – elle est de bronze ou d’airain. Tiens, j’ai décidé, c’est en airain.

Nous y reviendrons dans cette baignoire de luxe.

Nous nous dirigeons ensuite dans la grotte de vapeur. Un peu hésitante, je crains de ne pouvoir tenir dans cette atmosphère de brouillard. Poule mouillée ! Il fait très sombre, on se croirait dans un nuage dense, finalement c’est très supportable ! cependant ce qui m’a totalement échappé, faute de visibilité, ce sont les peintures simili rupestres.

La température du corps étant quelque peu élevée, une plongée dans une eau à quinze degrés a tout pour provoquer une réaction. Quand je dis plonger c’est une erreur, il est interdit de plonger, de faire des vagues. Donc à chaque fois c’est un escalier à descendre lentement, l’eau m’empêche d’apprécier la hauteur exacte des marches … brrrr  C’est bon pour une fois, pas deux !

Serviette – peignoir. Cette gymnastique textile va se reproduire à chaque changement : sauna, piscine, le chaud, le froid, le sec et le carrément mouillé.

A l’étape suivante nous gagnons un bassin à remous contrôlés – pour huit - avec jets de massage, comme en thalassothérapie sauf que, on fait comme on veut ! la profondeur de 1m40 dans le fond a ma faveur, assise j’ai l’eau au niveau des épaules, les places près des marches sont pour les plus petites. Comme à la foire, nous profiterons de deux tours de manège. La sensation la plus agréable contre les mollets est celle de frôlements de provenance inconnue, y aurait-il quelque poisson là-dessous ?

par Marie publié dans : Amphores
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