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Mardi 30 octobre 2007

Le questionnaire en ligne m’avait tendu les bras à plusieurs reprises.

Une boussole d’or - qui ne fut pas la seule à me faire rêver depuis presque une année - est apparue devant mes yeux trop embués pour ne pas voir le piège où je m’allais plonger.

La réponse parvint et je reçus ceci :

 

Félicitations Marie,

Votre dæmon, Diodium, a pris sa forme finale et attend que vous l'emmeniez avec vous dans votre monde virtuel.

 

daemon-Marie.jpg
Profitez bien de votre dæmon!

'''La Boussole d'or'' est un époustouflant film fantastique et d'aventures qui se déroule dans un monde parallèle où l'âme des gens se manifeste sous une forme animale, où des ours qui parlent font la guerre, et où des enfants disparaissent mystérieusement. L'héroïne de l'histoire est une petite fille de 12 ans, Lyra, qui part à la recherche de son meilleur ami disparu, Roger, et finit par mener une quête extraordinaire pour sauver non seulement son monde, mais le nôtre.
''La Boussole d'or'', un film New Line Cinema, est interprété par Nicole Kidman, Daniel Craig et une nouvelle venue au cinéma, Dakota Blue Richards, dans le rôle de Lyra.

Le film sortira en décembre 2007.

 

Viendras-tu cet hiver voir le film avec moi ?

par Marie publié dans : Amphores
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Mardi 30 octobre 2007

"Elle n’est plus pour toi.

Ce fut long. J’ai laissé de côté des missions plus faciles pour bien te satisfaire mais un pacte est un pacte et je l’ai respecté.

Pendant de très longs mois j’ai distillé le lent poison du doute dans ses veines turbulentes, insidieusement, elle n’avait rien vu, surtout pas cette attaque. Habituellement la méthode est particulièrement efficace mais elle a résisté. Ses pouvoirs sont parfois bien plus forts que les miens et les tiens réunis, c’est intolérable, ça je peux l’affirmer.

Jour et nuit je l’ai harcelée.

Tu devrais être satisfait, quelques rares soubresauts la laissent plus épuisée et maintenant il ne reste qu’une dépouille vide à jeter à la benne des illusions volées.

Elle bouge encore ? Tu es sûr ?

Je la vois immobile à contempler des toiles, un pli amer au cœur. C’est l’heure du triomphe. Tu vas gagner.

Je n’en viens pas à bout, je passe le relais et te laisse finir la besogne.

Tire fort sur le fil et lorsque tu verras l’encéphalo tout plat, tu l’auras, ta victoire.

Inutile, c’est fait.

Sois heureux, j’ai tué la Marie qui t’aimait …

 

PS. Comme je ne suis pas mauvais diable, s’il en est un qui ne supporte pas cette idée, je la laisse encore vivre, le temps de rédiger, pour l’expo de janvier."

 

 
par Marie publié dans : Aïe
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Lundi 29 octobre 2007

Changement d’horaire dimanche matin. Le petit-déjeuner est pris à l’heure habituelle de nos horloges internes et la conversation s’oriente vers les années de jeunesse, l’école commune et communale, ce qu’il nous reste des rudiments de langues étrangères et nos correspondants.

 

Moi : j’avais une correspondante écossaise Patricia Mac D. elle m’avait envoyé sa photo. Elle avait une écriture très différente de la mienne qui se voulait à l’anglaise, ses chiffres surtout étaient bizarres, nos échanges ont duré un peu plus d’une année …

Lui : pourquoi tu n’as continué ?

Moi : ce n’est pas moi qui ai arrêté la première, c’est elle ! parce que les timbres ça coûtait trop cher …

R I R E

Lui : j’avais une correspondante italienne, Miranda

Moi : tiens tu n’en avais jamais parlé …

Lui : elle était plus vieille que moi, elle tenait un commerce … je dois avoir une photo quelque part.

Moi : elles sont dans la boîte en carton au fond de la bibliothèque, tout est en vrac. Tu cherches et le mieux est de tout retourner sur la table.

Ce qui fut dit fut fait.

En moins de trois minutes, toutes ses photos d’Italie furent retrouvées sauf – mais non, pas celle qu’il cherchait - d’autres qui sont ailleurs et ne reviendront jamais. (jubilation intérieure)

Il m’explique, me raconte avec naïveté ses voyages, ses rencontres, heureux comme Ulysse et je l’aide un peu.

Moi : tiens, et celle-ci, elle s’appelait comment ?

Lui : qui ?

Moi : ta poule ….

Lui (le regard inquiet) : montre …

par Marie publié dans : Lui
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Dimanche 28 octobre 2007
Encore une nouvelle victime ...

moto.jpg
par Marie publié dans : Lui
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Jeudi 25 octobre 2007

crrr

pchiiiiii

pfouhhh

niaaoooo

piapiapia

Il avait poignardé un autre collégien …/ ma femme est une actrice formidable …/ L’en-but et la dictée des mots rares et précieux …/ suppression du tiers payant en cas de refus de médicaments génériques …/ la toxicité du monoxyde de carbone qui peut rapidement entraîner …/les restos font moins recette ;  pourquoi êtes vous devenu bénévole ?.../ le permis pour vous est-ce obligatoire ? …/ mort suspecte, l’enquête n’a pas encore révélé la cause du décès, aucune hypothèse n’a été avancée  mais il s’agirait d’un crime…

Agacé par cette profusion de signes, d’exclamations, d’invectives, de fausses nouvelles et de supputations, il replie le journal et coupe le son du téléviseur.

Tu as failli être la belle-mère d’une réalisatrice … cette phrase vite dite est la synthèse de la surinformation offerte à la consommation des imbéciles que nous sommes (lui et moi)

Je pensais à voix basse : quand bien même cela serait, ce n’est certainement pas à elle que j’offrirais mon tiroir à secrets …

La tentation est grande de se replier comme les pages des journaux, fermer les yeux et les oreilles, la bouche pourquoi pas, vivre loin du monde, à l’ombre des pommiers.

C’est ainsi que commence la vieillesse qui conduit à se détacher de tout, cultiver son jardin, rester dans ses rangs de carottes …… et devenir LAPIN.

par Marie publié dans : Lui
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Mardi 23 octobre 2007

Faut-il détruire nos lettres d’amour ?

Du tiroir secret d’un bonheur du jour, j’ai sorti un paquet sans ruban, bien rangé. Une double correspondance, des lettres sans enveloppe, pliées en trois, sans logique de date ou par capacité. En vrac, le prix de l’affranchissement marqué dans l’angle, à classer par richesse de verbes et par sincérité. Tout y est, même la première et coupable je suis de l’avoir commencée.

Ce n’est pas une décision à prendre à la légère, sur un coup de tête. Un manque de clarté, de certitude m’entraîne dans le doute. Pourquoi les avoir conservées ? Pour qui ?

Relire, c’est inutile, les premières étaient belles et enjouées, les récentes bien plus mélancoliques. Est-ce à détruire ou recopier ?

Un sillon s’est creusé, impossible à combler, marqué à tout jamais des sentiments multiples dans mon âme accueillante. C’était un carrousel de joies dans l’échange de mots à la fois illusoires et sans tromperie. Sincérité provisoire, sentiment éphémère qui montre au fil du temps sa faiblesse et sa fragilité.

L’amour est ce qu’il est, pas ce qu’on veut qu’il soit. Sans cesse transformé, comme les nues qui passent, se termine en orage ou bien il disparaît sans qu’on sache pourquoi (et encore moins comment).

Je pensais à l’Amour et nos mots en partage alors que devant moi les juniors concentrés échangeaient leurs coups sûrs, cachés derrière des masques protecteurs, silhouettes gris-blanc, espèce protégée - provisoirement - des coups fatals, dans des règles établies du respect de l’adversaire.

Et puis tu m’apparus, androgyne muni de ton sabre de bois. Ce n’est pas dérisoire que de le dire en bois, ni me moquer de toi, corsaire sur ton prao, flibustier intrépide aux ailes de corbeau que j’arrache une à une telle phrase épluchée. Ta jeunesse insolente et ton regard lointain derrière le hublot tourné vers un ailleurs m’ont soudain fait comprendre combien il était illusoire de poursuivre plus longtemps le monologue. A quoi sers-je me dis-je et faut-il te l’écrire avec des mots précis ? Te rappeler que ce que tu disais est juste valable le temps de prononcer, que j’ai cru …  pas de malentendu, à chacun sa vérité.

Des mots définitifs, je ne sais pas les prononcer, je suis conne de croire et je

Et pourquoi serais-tu seul à en profiter ?

Je t’attendrai.

par Marie publié dans : Aïe
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Lundi 22 octobre 2007


Et pourquoi serais-je seule à en profiter ?


 
par Marie publié dans : Aïe
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Mardi 16 octobre 2007

Quand tu compares les siècles j’aimerais échanger, donner mon point de vue, répondre à ta réponse.

Quand tu me parles santé et te soucies de mes yeux qui seraient tous cassés à trop lire, je soliloque en pensant que je ferais mieux d’écrire, c’est peut-être ce que tu me souffles ou bien encore me faire comprendre que je dois « m’occuper de mes affaires ».

Des mots bien inutiles serpentent dans mon esprit.

Association d’idées, ils viennent spontanément, comme des bavardages légers avec des images, des illustrations.

L’Illustration. Une revue qui m’a beaucoup fait rêver, tout comme Le petit Echo de la Mode, le catalogue des Trois Suisses et l’Almanach Vermot. C’est à dessein que je cite les titres des revues régulièrement feuilletées lors de mes apprentissages. L’humour, les caricatures, les dessins, les sublimes visages de femmes américaines présentées au monde dans leurs robes gracieuses. Point de taille outrageusement serrée au risque de perdre le souffle au moindre déplacement, je n’avais pas l’âme d’une Marguerite Gauthier.

Les courants d’air ne déplaceront jamais les montagnes et quand un orage éclate c’est que les chinois sortent les poubelles. Sauter du coq au chien. Décousu, couture.

L’une de mes grands-mères était couturière. Couturière libérale comme on dit de nos jours, avec un don particulier pour travailler dans le flou. Un petit métier qui prenait toute son importance dans les milieux aisés d’avant-guerre (de 14) pour des femmes nostalgiques des époques qu’elles n’avaient pas connues …

Je revois le cabat d’Hélène avec, dans le fond, un journal soigneusement lissé au fer à repasser et une paire de ciseaux, chromés j’imagine, étincelant sous les lustres des boudoirs, outil précieux auquel il était formellement interdit de toucher.

Je la regardais découper un col, une dentelle, à main levée, sans le mètre ruban ni autre crayon pour tracer au préalable et le patron s’adaptait parfaitement à l’encolure de Zélie. Je cite le prénom, pas un diminutif destiné à dissimuler un autre plus commun, non, le sien. Je la revois encore dans son salon, comment la décrire ? une dame cinquantenelle à la Faizant sans les bajoues, avec des bijoux qui la faisaient ressembler à un sapin des fêtes de fin d’année et surtout des chaussures à talons hauts, en tissu moiré du plus bel effet. Bas de soie. Bas du corps, ce que l’enfant voit d’abord. La perspective est différente et comme j’avais le droit d’assister aux essayages, j’imaginais le résultat sur les statues des musées. J’avais juste le droit de ne pas parler.

Hélène se créait des modèles et ses amies voulaient avoir les mêmes robes sur mesure, comme avant-guerre (de 40), jupes avec des franges, comme les abat-jour. Fin de la belle époque, fin des rationnements et Juliette n’avait pas encore refait son nez

Hélène me confectionnait des robes … immettables, à user jusqu’à la corde.

Mary Kant décide de couper et crée la minijupe. Elle fut réalisée en peau (67).

Il n’était pas question de tirer dessus, elle était parfaite de maintien, cependant j’avais largement dépassé l’âge où cette tenue éminemment … bref pour moi ce fut la jupe-parapluie jusqu’aux chevilles. Toujours en décalage.

Et si je parlais de moi ? dans la futilité, dans l’éphémère, tout ce qui me fait sourire sans nostalgie et sans regret. Paraître. Etre.

Fouiller dans les tiroirs du chiffonnier de la mémoire et sortir du placard les escarpins à talon aiguille, hauteur onze centimètres. Cela paraît extravagant aux hommes, comment peut-on marcher avec de telles échasses : on peut. J’ajouterais même qu’avec l’habitude il est difficile de marcher avec des talons plats …

Pour qui raconter tout ça ? Révéler de soi ce que les autres ignorent ou connaissent au travers des racontages affirmatifs auxquels il n’est pas possible de donner son point de vue. Ainsi mes enfants, pour connaître ma jeunesse se sont adressés à leurs grands-parents au lieu de croire ce que je disais ! Pour faire bonne mesure ils racontent ma vie à leurs enfants avec le conseil de faire confirmer par leurs arrières grands-parents. Si la discussion dépassionnée prend un tour contradictoire, c’est tout juste si je peux parler …. Les faits, rien que les faits.

Ceci constitue une non-répartie et je ne sais dans quelle catégorie classer : « de jour en jour » réservée aux faits divers, « Elle » pour les autres au féminin alors parler de moi à la troisième personne me donne l’impression de décrire un miroir.
 "génération" est pour celle d'après, « Moi, Je », ne correspond pas à ma manière de penser. Ce sera
« Aïe »

par Marie publié dans : de jour en jour
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Lundi 15 octobre 2007

Aujourd’hui

J’ai mal aux mains

J’ai mal au dos

J’ai mal au cœur

J’ai du chagrin

Je n’ai plus rien

Je me sens bien

Puisque tu viens

Demain

par Marie publié dans : de jour en jour
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Dimanche 14 octobre 2007
Pour H et à M
C'est bref, je le déplore
Cependant tout y est.

IMG1383.jpg


par Marie publié dans : Lui
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