Min venn Olivier Fra Montréal ville vite hva inneholder en dama
håndveske. Stort mysterium for oss ! Han spurte
meg å vise inneholdet av ryggsekken min, kanskje stort mysterium for jentene på den samme måten
Mon ami Olivier de Montréal voulait savoir ce qu'il y avait dans un sac à main de femme. Grand mystère pour
nous autres ! Il m'a demandé de montrer ce que j'avais dans mon sac à dos, certainement un grand mystère pour les filles également !
C’est ainsi que commence l’expression d’une curiosité facile à satisfaire,
d’autant moins désagréable que les mains habituellement non autorisées ne viendront pas fouiller.
En préambule, ce n’est pas UN sac à main, mais DES sacs dont une femme normalement
constituée doit disposer, parfaitement inutiles donc rigoureusement indispensables.
Assortis à l’air du temps, aux activités, aux nécessités d’un bagage à main, prêts
pour parer à toute éventualité.
Je veux bien étaler sur la table le contenu du mien mais la table n’est pas assez
grande et surtout je n’ai pas d’appareil photo sous la main. Donc je décris.
Sac cuir épais et granuleux comme les besaces des commis-voyageurs, de couleur
fauve (RVB 185;92;5) piqûres sellier sur toutes les coutures et deux poignées-lanière permettant de le porter à l’épaule, à la main il traîne presque à terre …
Ses mensurations : 450x300x70(en haut) 100(en fond)
Son poids : à vide 900 grammes ; à charge : cinq livres, deux
dossiers et quelques outils.
Son contenu :
1 – dans la poche plate extérieure avant, derrière une fermeture métallique à
tirette, j’ai en réserve un carnet de chèques-déjeuner, un crayon de bois, blanc, offert par la Marine Nationale, un stylo bille rétractable banc et vert offert par une entreprise de
climatisation, un taille-crayon simple, trois pique-olive (ça fait plus chic que cure-dents) six sachets de sel fin et un de poivre, une clé E 4781 de la porte de mon bureau, deux porte-clés avec
jeton de chariot offerts par deux agences de l’entreprise, un échantillon de Must de Cartier que je garde pour la couleur, une clé USB 2 1GB réservée à la musique, une étiquette décousue (parce qu’elle me grattait) conservée pour les consignes d’entretien – javel proibido et ferro suave – toute une poésie des humbles tâches ! une boîte de 100 pastilles d’édulcorant de table, un anneau avec deux clés de tiroirs
et d’une valise coffre-fort, une loupe sans manche, un trombone, une vis, une clé plate, deux comprimés de Zaldiar, des post-it verts, un
briquet-souvenir et un cigarillo de tabac blond, dans son étui vert, la carte à tout payer au supermarché (bien pratique).
2 – dans la poche centrale avec zip – important, que dis-je capital, qu’elle soit
toujours fermée lorsque mon sac est ouvert, le contenu est celui qui me procure le plus d’émotions et d’inquiétudes mêlées.
Beaucoup de « bouts de papier », des numéros de téléphone et/ou des
adresses sans nom, MA clé USB sur laquelle j’enregistre ce que je montre ici et cache ailleurs, quelques euros économisés en prévision, une photo cryptée.
3 – dans la partie côté corps, mes papiers de voiture, le portable avec kit piéton
dans sa chaussette bleu ciel (gant sans doigt de bébé avec lien tressé à passer autour du cou), le mode d’emploi du téléphone ; mon portefeuille en cuir lisse, de couleur assortie au sac
avec toutes les cartes en plastique de banque et magasins, sept tickets du métropolitain parisien, ma vieille carte d’identité (périmée) de 1980 valable 10 ans, mon permis de conduire permanent
dont il manque un point pour excès de vitesse (58 au lieu de 50) dans la traversée d’un village, quelques bons de réduction pour des lessives, deux ou trois photos, ma carte d’électeur, une carte
de groupe sanguin, mes dernières volontés qui n’en expriment aucune et un minuscule dessin. Je ferme mon portefeuille. Se trouve également un porte-monnaie, bourse de peau noire avec d’un côté
quelques pièces et de l’autre trois jetons de nettoyage pour la voiture.
Enfin, mais pas aujourd’hui, mon appareil photo.
Côté avenue on trouvera pêle-mêle un écouteur, un sachet de mouchoirs, un
tournevis rouge et noir Korès avec six têtes différentes dans le manche, une trousse de pinces et divers outils de bricolage (six cents grammes quand même), une pochette de nettoyant optique, un
agenda de poche 2006 (dont les dates sont toujours valables même si le jour change), une cuiller à café, cinq sachets de thé, un flacon de correcteur liquide, une paire de ciseaux, un opinel, un
chiffon microfibre, un morceau de carrelage, un galet noir et blanc, quelques cendres d’un manuscrit, une clé à molette, un échantillon de nettoie-vitres et une raclette.
J’oubliais : un tube de rouge à lèvres, mon dernier bulletin de paie et une
enveloppe avec toutes les facturettes accumulées depuis trois semaines ….
Vivement le portage !
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