Marie D'iCi
"Consacre ce temps à écrire ta vie, tes
souvenirs,
tes sentiments…,
expulse cette chape de plomb qui retient ton
émotivité…
livre-toi avec authenticité et un brin de
distinction,
accède à ta vérité intérieure…
partage-la…"
CAMERON
A la faveur de [nombreux] rangements, j’ai trouvé cette feuille de papier pour imprimante, assez froissée, datant d’au moins vingt ans …
« Monsieur le Président du Jury,
Votre missive me convoquant obligeamment pour la finale m’est parvenue avant-hier ; je ne vous cèlerai pas que je l’ai décachetée diligemment.
C’est à la mi-mars que, par ouï-dire, je me suis laissé subjuguer par votre concours et que je m’y suis fait inscrire. Au diable les pique-nique bucoliques et les après-midi de lèche-vitrine ! Enfermée à double tour dans ma thébaïde, combien d’heures ai-je travaillé, cloîtrée, disséquant assidûment les dictionnaires ! Combien de porte-plume se sont relayés sur mon pupitre, combien de bloc-notes, de pense-bête ai-je remplis, pis : le virus de l’orthographe m’a rendue tout à la fois irascible, quasi insomniaque et tremblotante. J’ai même frôlé le psittacisme ! Mais brisons-là, car me voici aujourd’hui intra-muros …
Qu’on me croie ou non, débarquant à Paris ce matin même, je me suis trouvé désorientée. Quelques labyrinthes que m’aient paru les couloirs du
métro, je suis parvenue à grand-peine au lieu-dit. Là, je dus chapitrer deux concurrents qui, s’étant voulus fort élégants dans des complets gorge-de-pigeon, rehaussés de cravate bleu barbeau, se
seraient entre-déchirés, voire entre-tués pour des graphies ambigües. Je vis même un timonier atrabilaire risquer une échauffourée avec des mariniers tatillons pour un plus-que-parfait
obsolète.
Ah, le subtil roulis des bateaux ! Y avait-il un pied-à-terre plus extravagant si ce n’est un bathyscaphe ?
Quoi qu’il en soit, j’espère que vous ferez mouche ; sinon, bonjour les ex aequo.
Une épistolière finaliste. »
J’ai donc recopié le texte complet de ce que j’appellerais mon brouillon, dans l’attente de survenue d’un semblant de souvenir quant à l’origine de cet exercice et je dois avouer que ça ne me rappelle RIEN. Misère !
Je m'en serais moins bien sorti.
Pour le reste, je dois consulter un peu le dico, je suis belge moi ;-)
C'est donc ton éciture, la vraie faite main ?
Bisous
Bisous acryliques.
Un souvenir sans raison.
Comme Mât, la plume des Égyptiens.
Juste pour vous signaler qu'il y a des fautes ...
Bonjour souricette et bienvenue d'autant que les visites commentées sont rares ... Des fautes ? bien sûr ! C'était la dictée de B. Pivot comme indiqué dans l'une de mes réponses et je n'ai rien corrigé en recopiant ... ce n'était pas le but de produire un texte parfait, seulement de "remonter à la surface" des vieux papiers manuscrits. D'ailleurs, combien de fautes ? dans la moyenne nationale de l'époque. Bonne journée.
Bonjour, pardon c'était un peu sec :( ce n'était pas du tout le but ! en fait je cherchais cette dictée de pivot et je n'ai pas vu que c'était une dictée faite par une personne. Je pensais que c'était l'originale sans fautes donc je voulais juste le signaler. Combien de fautes ? Moins que moi quand je l'ai faite en tout cas ! :) Une dizaine ^^
Bonne journée à vous
Honnêtement je ne me le rappelle pas ... et ne suis pas susceptible ! D'ailleurs je ne vais pas chercher ! Je regrette ce temps où la télévision apportait quelque chose au public, d'autant que c'était un concours national avec association des "scolaires" des collèges et lycées et des passionnés. Je concours encore localement et mes scores restent très honorables, c'est juste pour le plaisir, en compétition avec mes petits-enfants ...Bonne journée aussi.